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DE LA VILLE DE PARIS.
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DCCCII. — Lettres du Roy
8 septembre 15C7.
POUR LES DRAPS D OR ET DE SOYE. (H l784, fol. 4og r°.)
vous pouvant asseurer que en toutes choses nous vous ferons tousjours congnoistre combien nous de­sirons vous conserver et entretenir en tous les pri­villeiges, franchises et libériez qui vous ont esté par les Roys noz predecesseurs concédez, desquelz tant s'en fault que nous voulsissions aulcune chose di-mynuer, qu'au contraire nous les vouldrions croistre et augmenter de tout nostre pouvoir, ainsi que nous avons dict ausd, marchans. Donné à Fere en Tarde-noys, le vin0 jour de Septembre mil vclxvn.»
De par le Roy.
"Tres chers et bien amez, après avoir entendu les plainctes que aulcuns marchans de nostre ville de Paris nous ont faictes de la curieuse recherche que faict faire Dajaxto des draps d'or et de soye venans de Flandres dans leurs maisons, et ce que nous en avez escript, nous avons advisé de mander led. Dadja-ceto pour se trouver, le seize"10 jour de ce mois, à Gaillon f1', affin qu'après l'avoir oy, nous regardions sur cella de prandre quelque bonne resolution qui soyt au bien de nostre service et au repos et satis­faction dc noz subgectz et habitans de nostred. Ville,
Signé : CHARLES.
Et au dessoubz : Robertet.
DCCCIII. — Lettres du Roy touchant les Centeniers des faulxbourgs qui ont faict le serment.
io septembre 1567. (fl '784, fol. 407 r°.)
De par le Roy.
"Tres chers et bien amez, nous avons receu la lectre que nous avez escripte par ce porteur, l'ung des Centeniers esleuz es faulxbourgs de nostre bonne ville el cité de Paris, duquel et au nom des autres ses compaignons Centeniers establiz es autres faulx­bourgs et comme leur procureur, nous avons pris et receu au serment pour ce deu et instruict du devoir de sad. charge pour le faire entendre aux autres ; en
quoy nous vous prions les advertir el admonnester de faire tout devoir pour le repos publiq, seureté desd, faulxbourgs, ayde de nostre justice et bien de nostre service qui ne tend que à la conservation et transquilité de noz bons subjeclz. Donné à Fere, le x0 Seplcmbre mil vclx?n.»
Signé: CHARLES. Et au dessoubz : de L'Aubespine.
Apportées le xme Septembre vclxvii.'
Meru.
DCCCIV. — Lettres de la Royne. -— L
ETTRE DE CREANCE A MONS DE
11 septembre 1667. (H 1784, fol. /107 r°.)
"Mess™, le desir que a le Roy monsr mon filz de veoir passer ceste [esmotion] le plus doulcement que faire se pourra, pour s'estre eslevée sans cause ne raison, estl'occasion de la despesche qu'il faict à mon cousin, le sr de Meru, pour vous faire en­tendre son intention, vous priant de ma part tenir main et faire en sorte de vostre part que toutes choses se remectent en la doulce transquilité qu'elles estoient auparavant, et bien advertir voz Centeniers qu'ilz sc gardent bien de faire aucune insolence ne
mal user des armes qui ne Ieur ont esté baillées que pour maintenir la transquilité entre tous sessubjeetz; priant Dieu, Mess", vous avoir en sa garde. Escript .à-Fere, le xi0 jour de Septembre mil vc lxvn l2>."
Signé : CATERINE. Et au dessoubz : de L'Aubespine.
De par le Roy.
"Tres chers et bien aînez, nous avons entendu par ce que nous a escript mon cousin, le sr de Meru,
O Suivant uné dépêche de Bouchefort à la duchesse de Ferrare, citée par M. H. de la Ferrière (Lettres de Catherine de Médicis, t. IlI, p. 59), la Reine Mère arriva le soir du i5 septembre à Monceaux, tien intention d'y faire quelque séjour», comme elle l'écri­vait le 19 à M. de Fourquevaux, mais, le 26 septembre, la crainte d'une surprise par les huguenots l'obligea à se réfugier à Meaux.
1" M. H. de la Ferrière, qui publie cette missive d'après notre Registre, a omis la date. (Lettres de Catherine de Médicis, t. IH, p. 57.)